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Publié par Voix Africaine

L'Afrique compte 65 millions de PME

L’Afrique offre-t-elle un environnement suffisamment attractif pour les investisseurs et les entreprises du monde entier? De toute évidence, le continent africain dispose d’une part très modeste sur le marché mondial des produits manufacturés.
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«A travers le continent, de nombreux petits fabricants vont là où la plupart des multinationales ont peur de mettre les pieds», observe le Wall Street Journal.

Pour illustrer son propos, le journal cite trois cas particuliers: la fabrication de chocolat à Madagascar; de chaussures en cuir au Nigeria; et de sauce piquante en Afrique du Sud.

«Ils testent si le continent avec la plus grande part de ressources non exploitées au monde et le plus faible revenu par tête peut être un terrain favorable pour l’industrie.»

Les chiffres parlent d’eux-mêmes: l’Afrique représente 1% de la production manufacturée mondiale, contre 25% pour l’Asie. Au total, il y a 10 millions d’emplois d’ouvriers peu qualifiés pour un milliard d’Africains, contre 85 millions d’emplois pour la seule Chine et ses 1,3 milliard d’habitants.

Le continent souffre de certains stigmates qui lui collent à la peau et repoussent les investisseurs étrangers. C’est un environnement risqué, du fait de la forte corruption et des conflits interethniques. La Côte d’Ivoire est un exemple récent. Néanmoins, les choses ont évolué, reconnaît-on.

Ce sont les entreprises et industries de taille modeste qui décèlent le mieux les opportunités du continent:

«Mthuli Ncube, économiste en chef à la Banque africaine de développement, estime qu'un quart du PIB africain (environ 450 milliards de dollars) provient de 65 millions de PME.»

Un chiffre difficilement plus précis, dans la mesure où certains travaillent et écoulent dans le secteur informel.

Reste que des PME-PMI non seulement résistent dans un environnement économique imparfait, mais aussi prospèrent.

C’est le cas par exemple de Fut Conceptus Manufacturing Nigeria. L’entreprise s’est dotée de quatre groupes électrogènes pour pallier les coupures de courant. Ce faisant, il a survécu aux gros fabricants chinois et a réussi à implanter sa marque en Afrique de l’Ouest.

Lu sur The Wall Street Journal

d'après un article du CEEDA (à retrouver sur facebook)

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