Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Voix Africaine

Voix Africaine

Le Griot des Etats Unis d'Afrique

La transition a déraillé brutalement au Burkina Faso

Quand les militaires reprennent la main, ce n’est jamais bon signe. Si on se fie aux premières annonces, le Conseil national de la démocratie (CND) annonce dans son projet la tenue d’élections inclusives. On comprend donc bien que l’exclusion par les organes de transition d’un certain nombre de candidats aux législatives et à la présidentielle a fourni un prétexte au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) pour intervenir. Reste à voir si ces motivations sont sincères.

L’exclusion de plusieurs candidats aux législatives et de deux candidats à la présidentielle dont Djibrill Bassolé, l’ancien ministre des affaires étrangères de Blaise Compaoré, ne pouvait que mener à la catastrophe. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme. Nombreux sont ceux qui pointaient une transition dévoyée. Elle a déraillé brutalement.

Dés le début, elle a fait fausse route. Sa volonté et son acharnement à exclure des hommes politiques ayant servi sous Blaise Compaoré ont fini par la discréditer et par biaiser cette phase politique cruciale pour l’avenir du pays. Avoir servi l’ancien régime n’est pas un crime. Par conséquent, ce motif n’était pas valable pour interdire des candidats de se présenter. Mais les responsables de la transition se sont arc-boutés, quitte à aller contre la décision de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a invalidé en juillet le nouveau code électoral.

La communauté internationale n’a pas réagi et est restée silencieuse, à commencer par la France qui ne prend plus de positions diplomatiques sur le plan des valeurs et des principes démocratiques. Elle ne l’a jamais fait tout du long de la crise burkinabé. C’est dommage.

en savoir plus:

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article