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Voix Africaine

Voix Africaine

Le Griot des Etats Unis d'Afrique

Etre maire de Lampedusa...

Avez-vous déjà entendu parler de cette Femme extraordinaire, qui, chaque jour, doit faire face à l'afflux de migrants, ou de corps repêchés sur les plages, loin des médias, oubliée de l'Etat Italien, oubliée de l'Europe: il s'agit de Giuseppina Maria Niccolini.

Courageuse mais en même temps honteuse de ne pouvoir apporter une solution digne à tous ces migrants qui arrivent chaque jour...

Giusi Nicolini (à droite), aux côtés de la ministre de l’intégration italienne, Cecile Kyenge, à Lampedusa

Giusi Nicolini (à droite), aux côtés de la ministre de l’intégration italienne, Cecile Kyenge, à Lampedusa

Le camp d'accueil n'a que 300 places, et c'est plus de 1000 personnes qui arrivent...!

Et le cimetière qui devient trop petit...

« Je suis la nouvelle maire de Lampedusa. On m’a affecté 21 cadavres de personnes qui tentaient d’atteindre l’île (…). Notre cimetière n’a plus de place. Nous allons l’agrandir. Mais, dites-moi, quelle superficie doit atteindre le cimetière de mon île ? » Cette lettre, Giuseppina Maria Nicolini l’avait écrite en novembre 2012, six mois après son élection, et l’avait envoyée à toutes les autorités du pays. 

Etre maire de Lampedusa...

Giusi Nicolini a fait ouvrir toutes les portes de la honte et de l’horreur : celles du cimetière et de ses tombes sans noms, celle du hangar-chapelle ardente de l’aéroport, celle du ferry ramenant des cercueils de la terre ferme. Elle l’a fait pour que « l’Europe cesse de détourner le regard face au énième massacre des innocents ». Pour que l’Italie et ses partenaires s’engagent concrètement à lutter contre ce que le pape a qualifié de « mondialisation de l’indifférence ». extraits du journal LA CROIX

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